Découvrez ce qui consomme le plus dans votre parc immobilier tertiaire
Chauffage, climatisation, éclairage, informatique : où part réellement la facture d'un parc tertiaire, et dans quelles proportions.
Le secteur tertiaire français face au défi énergétique
Avec un parc de 1,2 milliard de mètres carrés, le tertiaire constitue 16 % de la consommation énergétique du pays, soit 249 TWh consommés en 2023 — l'équivalent de la production annuelle de quinze réacteurs nucléaires.
La consommation moyenne s'établit à 240 kWh/m²/an, avec des écarts considérables selon l'activité : 150 à 300 kWh/m²/an pour les bureaux, 200 à 400 pour les espaces commerciaux, 300 à 700 pour les établissements de santé, 120 à 200 pour le secteur éducatif.
Le chauffage, responsable majeur de votre facture
Le chauffage représente entre 44 % et 50 % de la facture énergétique totale. Cette prédominance s'explique par l'âge et la qualité de l'isolation, l'obsolescence des systèmes et les défaillances de régulation.
La climatisation occupe 15 % à 20 % de la facture, et une augmentation de 50 % de la consommation globale peut être observée pendant les épisodes caniculaires.
Les consommations cachées qui pèsent sur vos coûts
L'éclairage représente 15 % à 20 % de la consommation totale. De nombreux bâtiments fonctionnent encore avec des technologies obsolètes, jusqu'à cinq fois plus consommatrices que les solutions LED modernes.
Les équipements informatiques pèsent 5 % à 20 % de la consommation. Un seul poste en veille permanente génère environ 50 euros de coûts annuels : pour un bureau de 50 postes, 4 000 euros de gaspillage pur. La ventilation absorbe environ 10 % de la consommation, l'eau chaude sanitaire également 10 %, et les équipements spécifiques (ascenseurs, IRVE, sécurité) peuvent atteindre 15 %.
Profils de consommation selon votre secteur d'activité
Le mix énergétique et les enjeux de transition
L'électricité représente 53 % de la consommation énergétique du secteur tertiaire, le gaz naturel 27 %. Entre 2022 et 2023, les prix de l'électricité pour le tertiaire ont augmenté de 49 %.
Les énergies renouvelables ne représentent que 6 % du mix énergétique tertiaire. Les réseaux de chaleur urbains, alimentés à 62 % par des renouvelables, offrent une réduction de 23 % de la consommation comptabilisée selon les règles du décret tertiaire.
Un poste que vous ne savez pas chiffrer est un poste que vous ne réduirez pas.